Soleil

La brousse australienne !

Howdy Everyone !!!

Je suis toujours en vie après 10 jours de camping à la sauvage…

Mon premier projet au sein de l’organisation CVA (Conservation Volunteer Australia) m’a emmené presque à la pointe nord de l’Australie. J'ai un super appareil photo qui me permet  d'enregistrer mes localosations Cool

cap 2

capLe projet en tant que tel est de récolter et surtout documenter les tonnes (et je n’exagère pas…) de déchets qui échouent sur la plage de Captain Billy’s Landing.

L’endroit est à 900km de mon point d’attache… Nous les avons fait en trois jours de route aller et bien sur trois autres jours pour le retour. Nous aurions franchement pu le faire en deux jours mais question sécurité (et ils ne plaisantent vraiment pas avec la sécurité, un vrai contraste avec CR…).

Je peux vous dire que planter sa tente à un relais routier est assez déconcertant au début… Surtout pour une qui n’a jamais campé de sa vie ! Pour ma première fois, j’ai fait fort…

Mais heureusement, les australiens maitrisent vraiment l’art du camping (il faut dire que si ils veulent de rendre n’importe où, cela prend des proportions de temps démesurées… Donc un peu de confort ne fait pas de mal !). Nous avons plus fait du Glamping (camping glamoureux) que du camping à la dure dont j’avais vraiment peur…

Nous avons une tente pour deux et elles s’installent très rapidement sans trop de complication, un vrai bonheur ! Nous avons droit à un lit « stretcher » et un matelas autogonflant et même à un oreiller ! (perso j’ai le mien donc je ne l’ai pas utilisé mais c’est vraiment génial qu’ils en aient ! ) 

tente

Nous voyageons à l’arrière d’un 4x4, les sièges sont loin d’être les plus confortables mais j’ai acheté un plaid 10 AUD (dollars australiens, hey oui, une nouvelle devise -_- ) car j’avais peur d’avoir froid la nuit. Elles sont fraiches à Cairns, je me suis dit qu’il fallait mieux avoir une couche en plus car pas moyen d’acheter quoique ce soit une fois le voyage commencé… Et franchement même si je ne l’ai utilisé que comme coussin pour mon dos pendant le trajet, c’est un investissement que je ne regrette absolument pas !

Je voyage dans un groupe de 6 personnes : Camille et Floran de France, Danielle d’Angleterre, Regula, une suisse qui vit en Australie depuis 15 ans (elle est venue comme fille au pair quand elle avait 21 ans, a rencontré son mari et n’a plus voulu quitter les lieux xD, je dois dire que c’est assez sympa car elle sait ce que nous vivons car elle est passée par là avant nous et en même temps, on peut lui poser toutes les questions qu’on veut sur l’Australie) et notre team leader, Nick.

Les trois premiers jours sont passés à l’arrière de la voiture où nous les filles avons fait notre nid. Il y a heureusement des pauses fréquentes et nous nous arrêtons plusieurs fois à des endroits de curiosités locales.

voiturenid

Nick ne savait pas qu’il allait avoir une VG dans le groupe donc lorsque nous nous sommes arrêtés pour acheter des produits frais (légumes et fruits) j’en ai profité pour acheter quelques produits VG…

Les deux premiers jours sont passés plus ou moins sur des routes « sealed » comme ils disent… ça veut dire qu’elles sont goudronnées… Vous vous en doutez, le dernier jour nous avons eu droit aux routes de terre et pour les 30 derniers kms, c’était comme le chemin pour aller à la ferme… J’espère avoir assez de wifi pour vous poster la vidéo…

Mon fessier s’est bien fait sentir… Je vous le garanti !

Lorsque nous sommes arrivés, nous avons bien entendu monté notre camp (première chose que nous faisons où que nous soyons…) et ensuite nous avons attendu que le groupe responsable pour ce projet arrive.

dechetcamp

Quand ils arrivent, de nouveau, grand remue-ménage pour installer leurs tentes et l’endroit où nous allons trier et compter tous les déchets que nous allons récolter.

Après qu’ils soient installés, nous avons droit à un « powtow » pour nous expliquer comment tout va se passer. Heidy insiste vraiment sur la sécurité et nous fout les boules avec la présence des crocodiles…

Ah oui, parce que toutes les eaux autours de nous étaient infestées et interdiction totale de s’approcher à moins de 6m… Un des points les plus difficiles… travailler, suer, et voir toute cette eau devant soi qu’on ne peut pas approcher au risque de se faire bouffer…

Nous avons vu de « superbes » traces d’un croco de plus de 4m avec sa proie… Mais n’avons vu aucune de leurs écailles, personnellement, je ne m’en portais pas plus mal…  

Mes nuits ne sont pas très longues, et contrairement à ce que je pensais, il ne fait pas froid, il fait même très chaud ! Et il y a énormément de vent ! Je vois passer toutes les heures et en plus comme il fait chaud, je bois bcp et du coup, vous l’aurez deviné... Je dois soulager ma vessie…

Je suis bien contente que celle qui nous a décrit le voyage se soit planté et que oui, nous avons une toilette !!! Puante mais elle existe ! A l’écart de camp pour ne pas que nous devions souffrir des effluves donc c’est une « chouette » promenade en pleine nuit pour y arriver et ça ne fout absolument pas les boules (sarcasme…) Camille préférait pisser devant les tentes la nuit que d’y aller… Pour ma part, je crois que le CR m’a préparé pour tout…

Une chose que j’ai particulièrement aimée était la clarté du ciel et donc la vue absolument magnifique que j’avais des étoiles. Il n’y avait aucune pollution lumineuse et donc la vue était à couper le souffle… j’aurais aimé prendre des photos mais cela ne donnait rien donc j’ai préféré admirer que de me prendre la tête avec mon appareil photo…

En ce qui concerne le travail, pour faire court, nous avons nettoyé presque 10kms de plage, ramassé 2,3 tonnes de déchets : 2 345 flip-flop ( Et pas une n’était une paire… C’est à se demander avec quoi les gens se chaussent si tout ça se retrouve à la mer…), 2160 bouteilles PET, 11 mètres cube de plastiques durs, plus de 2km de corde pour ne citer que quelques des objets les plus communs… Nous avons aussi trouvé 2 frigos, des brosses à dents, des jouets, des filets, des gros bidons,…

trucstrucs 2

L’endroit où nous étions, je vous l’ai déjà dit, était très venteux et donc bon nombres de ces déchets étaient enterrés. Nous ne voyions parfois que 1 ou 2 cm dépasser du sable et cela nous a réservé plus d’une fois de grosses surprises… Où on pensait attraper un morceau de plastique de 5cm pour se retrouver à creuser pendant ½ heure pour avoir tout le bac ou un bête morceau de néoprène qui était toujours attaché à sa flip-flop taille 45…

Rien que le premier jour, j’ai été particulièrement hallucinée par l’énorme quantité de déchets. Et le pire c’est qu’il ne suffit pas de se baisser pour les ramasser mais qu’il faut un peu chercher. Je n’ose pas imaginer l’état des plages qui sont plus proches de la civilisation que celle sur laquelle nous étions.

Cela fait vraiment froid dans le dos de  voir tous ces déchets et de se dire que c’est le futur qu’on laisse aux générations futures… Nous avons tous été d’accord qu’un tel projet de nettoyage devrait être obligatoire à tout le monde pour qu’on puisse ouvrir les yeux à certaines personnes…

Tu réfléchis à deux fois en ce qui concerne tous les emballages redondants qu’utilisent les entreprises de consommation.

Bon comme ils diraient dans la langue de Shakespeare, je descends de ma boite. ;-)

Comme il faisait très chaud les après-midis avec bcp de soleil, je me suis arrangée pour rester au camp et compter tous les déchets. Ma spécialité : les bouteilles en plastique ! Que ce soit le PET, les bouteilles de javel (les pêcheurs asiatiques s’en servent pour arrêter la croissance des poissons près des coraux pour qu’ils soient plus faciles à attraper), les contenants nourritures, les cosmétiques, les contenants non-nourritures, je suis une vraie experte à présent !

Sauf un après-midi, où à cause de la marée, nous avons dû tous mettre la main à la récolte. On est parti à 11h et on nous avait dit qu’à 14h-14h30 nous serions de retour au camp… Sauf qu’ils sont tellement passionnés pas ce qu’ils font qu’ils n’ont pas voulu s’arrêter et qu’ils ont continué… Et je trouve ça admirable, vraiment ! Mais moi, je cuisais et je n’en pouvais vraiment plus de la chaleur, surtout que nous n’avions quasi pas d’ombre…

pas contente

Alors quand en plus les rangers sont arrivés avec la voiture et que tous ceux de l’autre groupe ont pu monter à l’arrière de la voiture mais que nous de CVA cela n’est pas considéré « safe », j’ai cru que j’allais péter un plomb ! Une heure de marche sous le soleil pour rentrer !!! On était là à 17h…

Je me sentais vraiment pas bien donc j’ai été m’allonger et je me suis endormie 20min. Quand je me suis réveillée, j’ai eu l’impression d’avoir la pire gueule de bois de ma vie ! Inutile de vous dire que j’étais super déshydratée… J’ai eu droit à des électrolytes et j’ai pu facilement 2,5l sur la soirée… Rebelote pour la balade au clair des étoiles pendant la nuit…

Oh… il nous est arrivé un truc le dernier jour de collecte. Nick a trouvé un morceau de filet et était en train de le déterré quand il m’a demandé de l’aide, je lui ai bien entendu apportée. Mais malgré tous nos efforts, nous n’arrivions pas au bout… L’eau qui remplaçait le sable qui nous enlevions n’aidait évidemment en rien…

Les rangers aborigènes qui nous ont accompagnés pour la durée du projet venaient récupérer tous les sacs que nous remplissions, et avec le crochet qu’ils ont à leur 4x4 nous avons parvenu à dessabler ce filet. Il pesait plus de 200kg… Et nous avions peut être découvert ¼ de sa totalité…

Mais ce n’est pour ça que je vous raconte cette histoire… En déterrant le filet, la voiture des rangers est restée callée dans le sable… Ils étaient mis dans une espèce de petite rivière avec bien évidemment du sable mou et avec le filet qui était bcp plus lourd que ce qu’ils avaient prévu, la voiture n’a plus voulu avancé…

Nous avons creusé et mis des morceaux de bois en dessous des roues mais rien n’y faisait… De nouveau avec le câble, ils l’ont attaché à un tronc d’arbre mort qui se trouvait sur la plage mais cela n’a pas suffi.

Le temps passait et avec ça la marée qui remontait et qui pouvait à tout instant empêcher les rangers de rentrer au camp car ils devaient repasser une falaise uniquement accessible quand la mer est basse…

La pression montait !

Nous voilà tous en train de creuser pour enterrer l’arbre, pour le bloquer et pour que nous puissions tous nous mettre dessus. Les hommes étaient derrière la voiture pour la pousser. Je peux vous dire que nous avons bien senti bouger l’arbre… Mais nous avons réussi à sortir la voiture des sables mouvants !

Une autre « frayeur » est aussi arrivée le dernier soir, après que nous soyons allés nous « laver » (car avec CVA, nous avons interdiction de nager) à la cascade Fruit something… qui nous a pris 3h30 de voiture au total… C’est fou ce que tu fais pour être propre !

washwash 2

Bref, la frayeur… Deux gars d’en groupe de jeunes étrangers n’étaient toujours pas rentrés alors qu’il faisait nuit et que la marée a coupé le chemin par la falaise. Les deux spécialistes de notre groupe ont été à leur recherche et les ont trouvés sur la falaise en train d’essayer d’accéder à notre plage avec l’eau qui montait. Ils n’avaient aucunes idées du danger dans lequel ils étaient. N’oubliez pas les crocodiles… Si notre groupe n’avait pas été là, cela aurait vraiment pu tourner à la catastrophe car même si ils avaient pu prévenir les Rangers (pas de réseau, il faut un GSM satellite pour la moindre communication), les secours de seraient pas arrivés avant que le soleil se lève… C’est-à-dire 11h plus tard… Inutile de vous dire que cela n’aurait pas été une mission de sauvetage…

Même après toute l’effervescence, ils n’avaient pas l’air de comprendre le danger dans lequel ils étaient…

Il y a des trucs que tu fais sans penser lorsque tu es près des secours, qui prennent une toute autre dimension lorsque les secours ne sont pas facilement appelés mais en plus qu’il faut une demi-journée pour qu’ils puissent agir. J’avais déjà mentionné ça quand dans mes récits au CR… Et moi qui pensais que 4h c’était long… Ici, vu la taille du pays, tout prend des proportions démesurés !

Par exemple, les Rangers envoient une fois tous les trois mois l’en des leurs à Cairns (donc 900km de là) pour acheter tout ce donc ils auraient besoin pour cette période. Le reste du temps, ils restent coupés de tout. Je ne pense vraiment pas que je pourrais vivre toute ma vie comme ça, une année ou deux peut-être ;-)

Le premier soir du retour, nous avons tous savourés une bonne douche chaude et quelques bières ! En plus, c’était apparemment le soir d’un grand match de rugby et donc le camping de la roadhouse était plein à craquer car comme ça, les gens étaient sûrs d’avoir une télé.

Autant j’ai aimé mon premier match de baseball autant le rugby est vraiment un sport que je n’apprécie pas… Chaque fois qu’un des joueurs se faisait planquer (toutes les 15sec…), je grimaçais pour lui ! Je n’ai même pas tenu jusque la mi-temps pour me retirer dans ma chère tente !

Nous avons pris la route scénique pour la dernière partie du voyage et pu ainsi bénéficier de superbes paysages même si encore une fois mon fessier n’était pas très d’accord…

Nous étions vraiment très contents de rentrer mais nous n’avons même pas pu aller pisser que Nick était déjà derrière notre dos pour vider, bosser, laver toutes les affaires que nous avons utilisé ; Et malheur si tu lui fais la remarque, il te répond sèchement de ne pas discuter… Cette fin m’a laissé un gout amer. En plus, nous avons revu certains du weekend précédent 2 min avant que ceux-ci se fassent aussi « engueuler » d’aller plus vite pour aller chercher leurs affaires car il y a trop de monde dans la maison et ils doivent aller dormir à l’auberge. On a vraiment l’impression d’être des sacs de patates qu’il faut bouger sans qu’on ait notre mot à dire… On verra la semaine prochaine si cela est comme ça aussi…

Voici le roman de mes deux premières semaines en Australie. J’espère n’en avoir pas trop perdu en route par la longueur du texte… J’avoue que je me suis surpassée xD  Mais comme je n’ai pas écrit depuis longtemps, c’était pour me rattraper !

J’espère que tout le monde va bien !?! N’hésitez pas à me faire un petit message ou me laisser un commentaire. ;-)

J'ai essayé de mettre quelques photos dans le texte pour que ce soit un peu plus digeste... Le reste se trouve dans la galerie...

XOX

Où suis-je ?

Singburi, Thaïlande

Téléphone

+66 944589557

Informations diverses

Je suis à Singburi, en Thaïlande.

Décalage horaire : +5 (donc en Belgique quand il est 8h, il est 13h pour moi) (je vous dis pas comme je suis perturbée par tous ces changements... -_- )

  • Vie privée